Le bardage n’est plus seulement en bois, de nombreux matériaux composites sont présents sur le marché. Maeko Bois vous aide à faire votre choix en fonction de sept critères.

Durabilité

Le bois possède une excellente durabilité dans le temps plus ou moins importante en fonction de la finition. Les bois peints doivent être rafraichis tous les 10 ans, seulement 5 ans pour les bois lasurés. En revanche, les matériaux composites sont garantis 10 ans en moyenne, 50 ans pour des composites spéciaux comme l’Accoya (voir notre dossier conseil sur le bois acétylé).

Résistance 

Si le bois peut grisailler plus ou moins sous l’effet du soleil et des intempéries en l’absence de traitement, le composite ne subit pas les effets du temps. Mais l’altération du bois est réversible avec un ponçage ou un traitement chimique.

Au niveau de la résistance aux chocs, les deux matériaux ont des performances similaires. Pour ce qui est de la résistance au feu, les bardages bois sont moyennement inflammables après traitement, les composites sont quasiment insensibles au feu, sauf pour les panneaux stratifiés. Enfin la résistance à l’eau du bois est naturellement excellente si l’on choisit un bois exotique type douglas ou mélèze, le composite y est pratiquement insensible.

Esthétique

Les finitions offertes par le composite sont infinies et les industriels proposent des possibilités audacieuses pour personnaliser les façades. Le bois peut être laissé naturel, être peint ou lasuré, être brossé pour révéler le veinage, ou même le passer au chalumeau selon une ancestrale tradition japonaise.

Ecologie

C’est là que le bois assure sa suprématie. Par nature il est renouvelable, il piège le carbone et ne nécessite pas beaucoup d’énergie pour la coupe et le rabotage. Si l’on opte pour des bois locaux, alors le bilan carbone est très positif. Les composites ne sont pas biosourcés et demandent beaucoup d’énergie pour leur fabrication.  Enfin, certains composites comportent beaucoup de colles nocives pour l’environnement.

Prix

Le bois reste très compétitif, le douglas sans finition est à 30 € / m², les bois haut de gamme sont à environ 100€ / m² alors que les bardages composites vont de 30€ à 150€ / m².

Mise en œuvre

Les deux types de bardages se posent dans les mêmes conditions sur des montants vissés ou cloués. Le bois est plus léger et se coupe un peu plus facilement que le composite.

Entretien

Un bardage bois nécessite un entretien régulier, tous les 5 ans pour un bois lasuré, tous les 10 ans pour les bardages peints. Entre temps, un simple nettoyage au jet d’eau suffit. L’entretien du composite se limite à un nettoyage au jet d’eau tous les cinq à dix ans en fonction du degré de salissure constaté.

Quel vainqueur pour ce match bois / composite ?

Pour résumer, le bois massif a de grandes qualités esthétiques pour les amoureux du matériau vivant et naturel. Si certaines essences comme le mélèze, le pin Douglas et Red Cedar résistent naturellement aux intempéries, d’autres devront être traitées. Le bois naturel s’adapte à tous types de projets : habillement de façade pour une isolation par l’extérieur, toit-terrasses ou terrasses extérieures.

Le bardage composite est résistant et stable. Fabriqué à partir de fibres, de particules de bois recyclées et de résines polymères, les lames en bois composite sont imputrescibles, résistantes aux rayons UV et à la chaleur, et ne se fissurent pas. Mais il ne répond pas aux considérations environnementales.

Le choix d’un bardage est un investissement à long terme. C’est donc le critère de pérennité qui devrait primer sans négliger l’aspect esthétique et la facilité d’entretien. Le choix reste donc très personnel et doit répondre à la situation et la géométrie du bâtiment.

Merci au dossier de Maisons et Travaux n° 277 pour la réalisation de cet article.

Pour aller plus loin :

Dossier du CNDB Les revêtements extérieurs en bois